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Ma parole, si vous pouvez vous contenter du calme de la vie rustique, je ne vois pas pourquoi vous ne vous trouveriez pas fort bien ici… Sachant aussi bien que lui qu’il convoquait madame Fosco afin de s’assurer que je ne profiterais pas de son sommeil pour quitter la maison, je me gardai bien de lui répondre, et m’occupai de réunir en dossier les papiers qu’il venait de me remettre. Il en conclut immédiatement que j’avais des dettes, – me témoigna sa sympathie dans les termes accoutumés, et me promit de faire tout ce qu’il pourrait pour me venir en aide. Sir Percival et le comte vinrent dans la matinée, plaid pull femme s’enquérir de ce qui se passait. Je rends témoignage, de la manière la plus désintéressée, à l’excellent stratagème au moyen duquel cette femme sans pareille a surpris le secret de ma conversation avec sir Percival. Elle s’éloigna lentement d’abord, puis de plus en plus vite et droit ; elle monta vers le passage de Cauldstaneslap, un petit col dans les collines auquel la ferme doit son nom. Elle se fixa sur le plus laid de tous, un jeune homme court, rouge, avec une figure plate et une vilaine tournure dont l’admiration lui offrirait l’occasion de sourire ; mais, en dehors de tout cela, la persuasion que son regard (qui, en réalité, était fixé sur Torrance et ses mitaines) était posé sur elle, la tint en émoi jusqu’au mot Amen.

Elle avait de beaux cheveux noirs, des joues fraîches, des yeux très doux, le sourire engageant dont parle Chardin, ce sourire qui demande de l’amour, et elle rougissait de plaisir quand Gudja semblait s’apercevoir qu’elle existait. Non, dit-elle, détournant les yeux avec un certain trouble du dessin que je lui montrais, ce n’est pas moi qui ai fait cela… Dormant encore, elle changea de position et murmura mon nom, mais sans ouvrir les yeux. Je ne puis vivre sans elle, elle ne peut vivre sans moi, voilà pourquoi j’habite Limmeridge-House. Ma sœur est restée chez elle, où la retient cette indisposition essentiellement féminine qu’on appelle migraine ; sa bonne vieille gouvernante, mistress Vesey, est charitablement auprès de ma sœur, occupée à lui faire avaler le thé qui doit lui rendre la vie. Si c’est l’autre supposition qui est la vraie, je vous offrirai du thé pour vous remettre un peu, et je ferai mon possible, – ce qui, dans la bouche d’une femme, n’engage pas à grand’chose, – pour tenir ma langue au repos… À peine s’aperçoit-on que peut-être les contours inférieurs du visage, trop mignons, trop atténués, ne sont pas rigoureusement d’accord avec les lignes de la partie supérieure, que le nez, échappant aux inconvénients de la forme aquiline (si parfaite qu’elle soit, elle donne au visage d’une femme quelque chose de dur et de cruel) s’est un peu trop infléchi dans l’autre sens, et a perdu quelque chose de sa rectitude classique ; que les lèvres enfin, doucement expressives, sont sujettes, quand elles sourient, à une légère contraction nerveuse qui les relève tant soit peu d’un côté.

Il faudra, monsieur Hartright, ou plaire à toutes deux, ou ne plaire ni à l’une ni à l’autre ; et ce qui rend ce dilemme plus embarrassant, c’est que vous en serez réduit à nous pour toute société. Goûtez de cette marmelade, monsieur Hartright, et, au nom des convenances féminines, achevez pour votre usage la phrase commencée par moi… Vous voyez, M. Hartright, que je n’ai pas grand esprit de corps. Je n’ai rien, elle est classée parmi les héritières du pays. Il est d’une santé fort précaire, et préfère trôner, en célibataire, au fond de son appartement. Sir Percival ne prit garde ni à la contrainte de son accueil, ni à cette brusque retraite qui nous l’enlevait. Si intimement qu’il connaisse sir Percival, et si au courant qu’il semble être de ses affaires privées, il n’en sait pas plus long que moi, j’en suis sûre, au sujet de la véritable histoire d’Anne Catherick. D’ici là, je vous apprendrai simplement qu’il était le frère cadet de M. Fairlie, mon beau-père en second lieu, qu’il ne s’est jamais marié ; enfin, que miss Fairlie est sous sa tutelle.

Je ne sais au juste ce qu’il a ; les médecins ne savent pas ce qu’il a ; lui-même ne sait pas ce qu’il a. La maison n’a pas d’autres habitants si ce n’est moi. Bref, c’est un ange et moi je suis… C’est bien naturel, et j’aurais dû m’en aviser plus tôt… Je voudrais pouvoir en dire autant de la noblesse, – mot détestable, mais dont il faut bien se servir, – de la noblesse du voisinage. Sans envisager ce sujet autrement qu’avec mes souvenirs comme lecteur de journaux, ne me rappelais-je pas mille histoires, ayant Londres ou Paris pour théâtre, d’étrangers qu’on avait trouvés poignardés dans les rues, sans qu’on ait jamais pu se mettre sur la trace de leurs assassins ; – de cadavres ou de lambeaux de cadavres, jetés dans la Tamise ou la Seine par des mains demeurées inconnues ; – de morts violentes secrètement arrivées, et dont on ne pouvait se rendre compte par aucune autre explication. Ce « papotage » facile, cette familiarité un peu vive à l’égard d’un étranger, étaient alliés, chez mon interlocutrice, à une si complète absence d’affectation, et devaient émaner d’une confiance si vraie dans sa dignité naturelle et les privilèges de son rang, que l’homme le plus téméraire se fût senti contraint au respect.

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