4 femmes et un enfant au plaid ecossais

Une jeune fille frêle et blonde, dans un joli ajustement de couleur claire, feuilletant un album sur lequel ses yeux bleus se posent avec une sérénité loyale, – voilà tout ce que le dessin peut dire ; voilà peut-être aussi jusqu’où peuvent pénétrer, dans leur langage cependant plus expressif, la pensée et la plume de l’écrivain. Les sourcils sont un peu plus foncés que les cheveux ; les yeux sont de ce bleu doux et limpide que la turquoise rappelle, que les poètes chantent si souvent, et qu’il est si rare de rencontrer dans la vie de chaque jour. Je lis sur votre visage qu’il était, en effet, plus nerveux que d’habitude ; et, comme je ne me soucie pas de vous mettre dans le même état, je ne vous en demanderai pas davantage… Vainement plaidai-je mon ignorance absolue en fait de musique, et les déplorables défaillances de mon goût en cette matière, il n’en appelait pas moins à mon jugement, de plus belle, avec une véhémence qui coupait court à toutes mes protestations : – Les Anglais et les Allemands (c’est ainsi qu’il donnait cours à son indignation) persistaient à reprocher aux Italiens leur impuissance à traiter en musique les genres les plus élevés.

C’est après lui avoir dit non mainte et mainte fois, quand il la sollicitait, que, d’elle-même, tout à coup, elle a démenti son refus. En effet, sa conversation est si naturelle, si aisée, si galante, qu’on ne luy entend jamais dire, en une conversation générale, que des choses qu’on peut croire qu’une personne de grand esprit pourroit dire sans avoir appris tout ce qu’elle sçait… Après avoir vu enregistrer la commande, j’allai régler quelques détails avec M. Rubelle. Voilà mon crime. Adieu, monsieur. La voilà brûlée ! Votre mystérieuse aventure, me dit-elle, demeure encore enveloppée dans ces ténèbres de minuit qui lui vont si bien. Appuyée sur le dos du siége et légèrement inclinée, la tête de ce brave père restait dans une pose dont l’indolence peignait un calme parfait, un doux épanouissement de joie. J’ai l’esprit un peu plus à l’aise qu’il n’était, et je vais dérouiller mes grosses jambes moyennant une petite promenade d’été. À peine s’aperçoit-on que peut-être les contours inférieurs du visage, trop mignons, trop atténués, ne sont pas rigoureusement d’accord avec les lignes de la partie supérieure, que le nez, échappant aux inconvénients de la forme aquiline (si parfaite qu’elle soit, elle donne au visage d’une femme quelque chose de dur et de cruel) s’est un peu trop infléchi dans l’autre sens, et a perdu quelque chose de sa rectitude classique ; que les lèvres enfin, doucement expressives, sont sujettes, quand elles sourient, à une légère contraction nerveuse qui les relève tant soit peu d’un côté.

Au moment où j’écris, le portrait à l’aquarelle où, un peu plus tard, je représentai Laura Fairlie dans le même lieu, dans la même attitude où je l’avais vue pour la première fois, ce portrait est là, sur mon bureau. Et je commençai à me demander alors si ma présentation à miss Fairlie ne tromperait pas les pressentiments qui, depuis le déjeuner, me faisaient l’attendre avec une si vive impatience. Cependant, monsieur Hartright, ne perdez pas sitôt toute espérance. Je vous, comprends, monsieur Hartright, dit-elle ; vous vous demandez ce que peut être devenue votre élève « numéro deux ». Ma confiance en vous, Marian, m’a bientôt rendu le repos. Mon arrivée ici, de ma chambre à coucher, avec ma plume, mon encre, mon papier, avant le lever du soleil ; – mon installation auprès de la fenêtre toute grande ouverte, pour procurer quelque fraîcheur à ma tête brûlante ; – mon travail sans repos ni trêve, ces feuillets que je noircissais de plus en plus vite, ayant de plus en plus chaud, me sentant de plus en plus incapable de dormir, plaid femme durant tout cet intervalle effrayant qui devait s’écouler encore avant le réveil des gens du château ; – comme je me rappelle nettement tout cela !

’elle m’apparut d’abord, – telle que je la voudrais montrer à ceux qui vont la retrouver dans ces pages ? ’elle produisait en moi et du souvenir de tout ce qui est arrivé dans ces derniers temps ? Est-ce bien dans mon pauvre portrait, travail patient et caressé de longues heures joyeuses, que je vois vraiment toutes ces choses ? Halcombe, au moment où nous quittions les pelouses pour entrer dans un jeune taillis. L’unique chambre de ce pavillon, où nous arrivâmes en montant quelques marches, était occupée par une jeune dame. Je le regarde, et sur le fond brun des boiseries du pavillon, une blonde jeune fille, vêtue d’une simple robe de mousseline aux larges raies bleues et blanches, se détache, rayonnante comme l’aurore. Les détours du sentier que nous suivions, tandis qu’elle parlait ainsi, nous amenèrent insensiblement devant un joli pavillon, bâti en bois et affectant, en miniature, les formes d’un chalet suisse. Onze heures viennent justement de sonner, solennelles et faisant songer aux apparitions, du haut d’un beffroi dominant le milieu du château, et que j’avais remarqué en arrivant. J’avais devant moi miss Fairlie. Et comment vous êtes-vous tiré d’affaire avec M. Fairlie ? Ces feuilles mortes, qui, le matin même, alors qu’on m’avait parlé du mariage projeté pour elle, passaient tourbillonnant devant moi, chassées par le vent, tourbillonnaient aussi devant elle, et se dispersaient à ses pieds, tandis qu’elle marchait aux mourantes clartés d’un pâle soleil.

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